Organisation Cellulaire
5 décembre 2010 at 15:45 Laisser un commentaire
Comme je l’avais annoncé il y a peu, j’ai eu le plaisir d’animer à l’INET de Strasbourg une rencontre sur l’avenir du métier de l’ingénieur territorial.
Ma présentation, qui avait pour objectif de faire le lien entre les différentes interventions, plus “politiquement correctes”, avait pour objet de “secouer le cocotier” de la hiérarchie établie, en évoquant des pistes d’organisation plus souple et plus intelligente que l’organigramme hiérarchique standard.
Ce dernier, qu’il ressemble à un râteau ou à une pyramide, est un direct héritage de Mr DESCARTES :
Il découpe, segmente, tranche, sectorise, sectArise.
Du coup, alors que DE VINCI se posait la question sur notre essence même (arrondis ou carrés, artistes ou militaires ?), les hommes et les femmes sont caché(e)s ou se cachent volontairement derrière des cadres, qui délimitent leurs responsabilités et limitent leurs droits, leurs horizons.
L’organisation cellulaire, elle, vise à rendre plus fluide les échanges entre les “agents” de la structure.
Elle se base sur une communication qui ressemble à ce qu’est l’osmose pour les cellules, sur des espaces de libertés, qui ne s’interpénètrent pas, et sur un lien responsable-subordonné élastique :
Le mouvement est possible, mais l’éloignement ne dure jamais.
L’élasticité des liens et le poids des cellules augmente avec le niveau hiérarchique : comme dans un atome, le noyau est plus lourd et retient pourtant des électrons (libres ?) qui gravitent très loin de lui.
Il n’y a plus de “bottom”, plus de “up” : le responsable se déplace plutôt naturellement en position centrale, d’où il coordonne les actions de l’ensemble des agents de la structure, auquel il est connecté via différents niveaux hiérarchiques qui ne disparaissent pas pour autant.
Si ça marche pour les atomes, les cellules, les systèmes solaires et les galaxies, pourquoi ça ne marcherait pas pour modéliser nos “technostructures” ?
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